À la suite du cataclysme ayant marqué l’An 0 et entraîné l’effondrement des structures du monde ancien, les sociétés humaines ont dû se reconstruire dans un contexte de pénurie, de violence et d’incertitude prolongée.
Durant cette période, certaines entités fortifiées — appelées Citadelles — ont progressivement concentré le pouvoir politique, économique et militaire, imposant leur autorité aux territoires environnants.
Face aux abus engendrés par cette centralisation, plusieurs villes et villages ont choisi de s’associer afin de préserver leur autonomie tout en organisant une réponse collective.
De cette association est née la Confédération des Communes Libres, fondée sur le refus de toute domination centralisée et sur la volonté d’un équilibre durable entre coopération et indépendance locale.
La présente Charte définit les principes, droits et obligations qui régissent les Communes Libres.
Chaque commune est souveraine dans la gestion de ses affaires internes.Aucune autorité supérieure ne peut imposer de décision portant atteinte à l’organisation, aux ressources ou aux usages d’une commune sans son consentement explicite.
L’autonomie communale constitue le fondement de la Confédération.
La Confédération des Communes Libres est une association volontaire de communes autonomes.
Elle n’exerce aucun pouvoir centralisé permanent et ne se substitue jamais aux autorités locales.
Son rôle est limité à la coordination, à la médiation et à la défense des intérêts communs lorsqu’ils dépassent les capacités d’une commune isolée.
Toute accumulation durable de pouvoir politique, militaire, économique ou judiciaire entre les mains d’un individu, d’un groupe ou d’une structure unique est proscrite.
Les fonctions exercées au nom de la Confédération sont temporaires, contrôlées et révocables.
Chaque commune désigne librement ses représentants aux assemblées confédérales.
Ces représentants ne disposent d’aucun pouvoir personnel et agissent exclusivement sur mandat de leur commune.
Les décisions communes ne peuvent être prises qu’à l’issue d’un processus de délibération collective et doivent respecter l’autonomie de chaque signataire.
Les Communes Libres reconnaissent le principe d’entraide mutuelle face aux menaces, catastrophes ou pénuries majeures.
Cette solidarité n’implique aucune subordination et ne peut être invoquée pour imposer une tutelle déguisée.
La justice est rendue publiquement, selon des règles connues de tous.
Chaque commune est responsable de son système judiciaire, dans le respect des principes communs définis par la Confédération.
Les crimes portant atteinte à l’équilibre confédéral peuvent faire l’objet d’un jugement collectif. L’atteinte à l’équilibre confédéral peut résulter d’actes répétés, même légaux, pris isolément.
Toute fonction exercée pour le compte d’une commune ou de la Confédération est un service rendu à la collectivité.
Elle ne confère aucun droit de propriété, de privilège héréditaire ou d’immunité.
L’abus de fonction constitue une faute grave.
Chaque commune assure sa propre défense.
La Confédération peut organiser une défense coordonnée en cas de menace commune, sans création d’une force permanente centralisée.
Aucune armée confédérale permanente ne peut exister.
Les ressources produites par une commune appartiennent à la collectivité qui les gère.
Les échanges entre communes reposent sur la transparence, la traçabilité et l’équité.
Toute appropriation personnelle ou dissimulation constitue une violation de la Charte.
La Charte peut évoluer afin de s’adapter aux réalités nouvelles.
Toute modification doit être justifiée, débattue et acceptée collectivement par les Communes Libres.
Aucune révision ne peut remettre en cause les principes fondamentaux d’autonomie et de refus de la centralisation.
La présente Charte constitue le socle politique, social et juridique des Communes Libres.
Elle ne prétend pas figer la société, mais garantir que toute évolution future ne reproduira pas les dérives ayant conduit à l’oppression et à la concentration du pouvoir.